Municipales 2026 : les Français·es attendent des engagements sur la réduction des déchets

À 3 mois des élections municipales, un sondage réalisé par le réseau Zero Waste précise les attentes des Français·es en matière de gestion des ordures ménagères. Le constat est clair : les citoyens et citoyennes attendent des engagements forts en faveur de la réduction des déchets.

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Zero Waste France appelle toutes les listes candidates à s’en saisir pour nourrir les programmes électoraux. 

Plus de 2 000 personnes interrogées

Dans la perspective des élections municipales en mars prochain, du 1er juillet au 1er décembre 2025, 19 groupes locaux Zero Waste ont interrogé 2 068 citoyens et citoyennes dans 10 régions métropolitaines et 1 territoire ultramarin, afin de mieux comprendre leurs attentes en matière de gestion et prévention des déchets. Adapté aux enjeux de chaque territoire, ce sondage a été administré à la fois en ligne et en face-à-face dans l’espace public pour toucher une pluralité d’habitant·es.

Pour Chloë Dumas, responsable de la mobilisation citoyenne de Zero Waste France, “les résultats sont extrêmement clairs : les citoyennes et citoyens attendent des candidats et candidates aux municipales qu’ils et elles s’engagent pour la réduction des déchets. Les Françaises et les Français veulent des solutions très concrètes, simples et efficaces. Ils et elles sont prêts à changer leurs pratiques si les communes mettent en place des mesures adaptées”.

Les principaux chiffres

Principaux enseignements

Une appréciation globalement moyenne du service public de gestion des déchets : avec une note moyenne de 3,28 sur 5, l’appréciation globale du service public de gestion des déchets est neutre, voire plutôt positive. Cependant, les excellentes appréciations restent rares, et une part non négligeable des habitant·es ne parvient pas à formuler un avis clair.

Un faible niveau de connaissance des modes de traitement et des coûts : 58,6 % des personnes interrogées déclarent ne pas savoir où, ni comment leurs déchets sont traités, et 85,3 % déclarent manquer d’informations sur le coût réel de la gestion des déchets, mais souhaitent en savoir davantage.

Une attente marquée autour d’un système de tarification plus juste : 62,7 % se déclarent favorables à une véritable tarification incitative, donc à une facturation en fonction de la quantité de déchets produite, associée à des solutions permettant aux citoyen·ne de réduire leurs déchets.

Une volonté importante de sortir du tout-jetable, avec une demande d’exemplarité vis-à-vis des communes : 89,8 % des personnes interrogées souhaitent que leur commune soutienne la mise en place de contenants consignés dans les commerces et 81,96 % voudraient de la vaisselle réemployable pour les événements organisés par leur commune.

Un fort potentiel d’adhésion au tri à la source des déchets alimentaires, mais un manque d’information et d’accès : 22 % des personnes interrogées ne sont pas du tout au courant des dispositifs permettant le tri des déchets alimentaires sur leur territoire, et 36,8 % considèrent ne pas avoir de solution de tri à la source des biodéchets à proximité.Pourtant, parmi les personnes qui estiment avoir un accès insuffisant ou inexistant à une solution de tri/compostage des déchets alimentaires, 88,8 % sont intéressées par ces solutions.

Tous les chiffres détaillés sont disponibles dans le dossier de presse.

Télécharger le dossier de presse

La réduction et la prévention des déchets, des enjeux au niveau communal

Pour rappel, la gestion des déchets est une compétence des intercommunalités (métropoles,  communautés d’agglomération, communautés de communes…) : dans ce cadre, les élu·es des communes contribuent à certaines décisions concernant la collecte et le traitement des ordures ménagères. En outre, les communes bénéficient d’un large éventail de compétences, qui leur permettent d’agir directement sur la prévention et réduction de différentes catégories de déchets, par exemple à travers :

  • le développement de la vaisselle réemployable dans l’événementiel culturel et sportif.
  • la suppression de la vaisselle à usage unique et/ou en plastique dans les cantines scolaires ;
  • la mise en place de couches et autres textiles sanitaires lavables ou compostables dans les crèches ;
  • le soutien aux initiatives de réemploi et de réparation des objets du quotidien.

Enfin, les communes doivent appliquer les lois (LTECV 2015, EGALIM 2018, AGEC 2020) relatives à leurs compétences, notamment en ce qui concerne la lutte contre le gaspillage alimentaire et l’interdiction de certains contenants et ustensiles plastiques dans la restauration collective et l’événementiel.

Qu’il s’agisse de la consigne, du tri à la source des déchets alimentaires, ou de la suppression du plastique dans les services liés à la petite enfance, les sujets liés aux déchets sont porteurs pour les candidat·es aux municipales”, avance Noémie Brouillard, chargée de projets de Zero Waste France. “Les déchets font partie de notre quotidien et les mesures de prévention et de réduction apportent des résultats rapides, visibles et concrets.”

“Les élections municipales de 2026 vont se dérouler dans un contexte dégradé, marqué par des coupes budgétaires et une possible accession au pouvoir de l’extrême droite dans de nombreuses communes et intercommunalités”, analyse Pauline Debrabandere, responsable du plaidoyer et des campagnes de Zero Waste France. Dans ce contexte, tous les citoyens et citoyennes ont un rôle à jouer pour demander aux listes candidates des engagements forts en faveur de la protection de l’environnement et de la santé humaine.

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