14 septembre 2018
Pauline Debrabandere

Des citoyens de 46 pays vont documenter la pollution plastique

Le mouvement international Break Free From Plastic appelle à documenter les opérations de collecte de déchets organisées le 15 septembre pour identifier les marques dont les produits se retrouvent dans la nature. L’objectif : interpeller les principales entreprises responsables de cette prolifération de plastique dans l'environnement.

Partager

Mettre l’accent sur la responsabilité des entreprises

Break Free From Plastic, le mouvement international de lutte contre les pollutions liées au plastique, dont fait partie Zero Waste France, appelle à aller plus loin dans les opérations de collecte de déchets sauvages, en réalisant des “brand audits”, c’est-à-dire en identifiant les marques de ces déchets trouvés dans la nature. Le principe : identifier les grandes entreprises responsables de cette pollution plastique et les interpeller publiquement.

Quelques 150 opérations de collecte avec identification des marques sont donc organisées du 9 au 15 septembre 2018, dans 46 pays. Sous la bannière de #breakfreefromplastic, des citoyens réuniront des données chiffrées sur la pollution des déchets plastiques à travers le monde. Un rapport sera ensuite réalisé par le mouvement international pour interpeller les grandes entreprises sur leur responsabilité dans cette pollution.

Les grandes entreprises ne peuvent plus nier leur rôle dans la crise des pollutions liées au plastique, et en rendre en permanence responsables les consommateurs”, précise Von Hernandez, coordinateur international du mouvement Break free from plastic, pour qui la présence des marques sur ces déchets est une preuve indéniable de leur responsabilité.

Comment participer à cette identification des marques ?

A l’occasion des collectes organisées partout dans le monde le 15 septembre 2018 lors du World Clean Up Day, chaque citoyen peut organiser une identification des marques, et la faire référencer sur le site web de Break free from plastic. Le mouvement international propose d’ailleurs une méthodologie simple pour organiser un “brand audit” :

  1. Anticiper le devenir des déchets collectés (recyclage, compostage…) et prévoir où les déposer une fois la collecte réalisée !
  2. Penser au matériel : gants de protection, sacs pour la collecte, formulaires pour la récolte des données.
  3. Définir une zone précise de collecte, selon le nombre de participants.
  4. Planifier la récolte de données : soit par marque, soit par type de déchets.
  5. Télécharger le formulaire de récolte des données proposé par Break free from plastic, et le transmettre aux participants.
  6. Faire la collecte des déchets !
  7. Partager des photos des déchets plastiques comportant des marques ou fabricants visibles sur les réseaux sociaux, avec le hashtag #breakfreefromplastic. Bien sûr, ne pas oublier de tagguer et d’interpeller directement les marques via ces réseaux sociaux !
  8. Nettoyer le site des déchets ramassés.
  9. Entrer les données récoltées sur le formulaire en ligne de Break free from plastic.
  10. Si vous en avez les moyens, vous pouvez également renvoyer les déchets collectés à leurs fabricants, en expliquant la démarche de l’identification des marques.

Liens vers les comptes du mouvement Break free from plastic :

à la une
22 juin 2022

À vos marques, prêts, attaquez : Zero Waste France porte plainte contre Adidas et New Balance pour greenwashing

Alors que les soldes d’été 2022 démarrent, Zero Waste France attaque Adidas et New Balance pour leur communication mensongère. « 100% recyclé », « privilégiant l'environnement », « solution contre[...]

15 juin 2022

Zéro gaspi, pour le sport aussi ! Des exemples inspirants de collectivités

Par l'accompagnement des clubs à l'adaptation de leur pratiques, le soutien d'initiatives de réemploi d'équipements sportifs ou encore le prêt de matériel, les collectivités ont un rôle central à [...]

15 juin 2022

Vous reprendrez bien un peu de consigne ?

Aux côtés de trois autres organisations environnementales et de deux associations professionnelles, Zero Waste France et Surfrider Foundation Europe profitent du « world refill day » (journée inte[...]

09 juin 2022

Les groupes locaux mouillent le maillot

Partout en France, des militant·es lient leur passion pour le sport et la réduction des déchets en s’engageant pour des pratiques sportives zéro déchet, zéro gaspillage. Tour d’horizon des actions[...]

25 mai 2022

Hiérarchie des modes de traitement des déchets : une décision favorable du Conseil constitutionnel

Par une décision du 22 avril 2022, le Conseil constitutionnel a validé les dispositions restreignant la construction de nouvelles installations de tri mécano-biologique (TMB). Retour sur une décis[...]

22 mai 2022

Réduire les déchets pour préserver la biodiversité

À l’occasion de la journée internationale de la diversité biologique, Zero Waste France revient sur les liens entre l’augmentation de la production de déchets et l’effondrement de la biodiversité,[...]

20 mai 2022

Révision du marché carbone européen : il est urgent d’y inclure les incinérateurs !

Le 17 mai 2022, la commission environnement du Parlement européen a proposé d'inclure l'incinération des déchets municipaux dans le marché carbone européen à partir de 2026, contrairement à la pro[...]

16 mai 2022

Collectivités : soutenons les filières du réemploi à travers la commande publique !

Un décret de la loi AGEC impose un minimum d’achats de fournitures issues du réemploi ou de la réutilisation. Malgré le manque d’ambition de ce décret, certaines collectivités ont su s’en saisir e[...]

26 avril 2022

Interdiction d’emballer les fruits et légumes sous plastique : des outils pour la faire respecter

Les enseignes n’ont plus le droit de proposer à la vente des fruits et légumes emballés sous plastique depuis le 1er janvier 2022, avec une période transitoire d’écoulement des stocks jusqu’au 1er[...]

20 avril 2022

6ème rapport du GIEC : sobriété et justice climatique au cœur des solutions pour s’adapter face au dérèglement climatique

Sorti début avril 2022, le dernier volet du rapport 6 du GIEC est dédié aux solutions pour limiter les dégâts liés à la crise climatique. Pour la première fois, ce document incontournable consacre[...]