12 avril 2016
Pauline Debrabandere

Déchets en Île-de-France : il reste beaucoup à faire!

L'observatoire régional des déchets d'Île-de-France (ORDIF) vient de publier son analyse annuelle des déchets ménagers et assimilés des franciliens.

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Bluesky

L’observatoire régional des déchets d’Ile-de-France (ORDIF) vient de publier son analyse annuelle des déchets ménagers et assimilés des franciliens. Et on peut le constater, il y a encore une belle marge de progression !

Une tendance à la baisse de la quantité totale de déchets ménagers et assimilés

Parmi les chiffres clés communiqués par l’ORDIF disponibles en ligne, certains sont encourageants, comme celui montrant une baisse globale par habitant de la quantité de déchets ménagers et assimilés (-25kg entre 2005 et 2014 ; -44kg depuis l’an 2000). Parmi les facteurs expliquant cette réduction, se cumulent à la fois des efforts de prévention fournis par les usagers et collectivités compétentes, ainsi que la crise économique et la sortie de certains gisements des déchets du champ du « service public », collectés et traités par des structures privées.

Une quantité trop importante de déchets résiduels

Pour le reste, difficile de s’enthousiasmer : sur les 462 kg produits au total par un francilien, 292 kg au moins sont des déchets résiduels, c’est-à-dire enfouis ou incinérés, ce chiffre n’incluant pas les déchets non valorisables par ailleurs dans le cadre d’autres filières (apports en déchèteries, refus de tri, etc.).

L’ORDIF pointe en outre que sur les 3.5 millions de tonnes de déchets résiduels produits chaque année en Ile-de-France, 2 millions de tonnes sont des déchets recyclables ou compostables, dont 900 000 tonnes de biodéchets. Bref, de déchets qui ne devraient pas s’y trouver ! Les performances de tri des emballages ferreux ou du verre pourraient doubler si tout le gisement était capté, et même tripler pour le papier et le carton, tandis que la collecte des biodéchets est quant à elle quasiment inexistante.

Un recours massif à l’incinération qui doit être réduit

Dans ce contexte de production importante de déchets par habitant et de performances de tri relativement médiocres, le recours à l’incinération est massif à l’échelle de la région, avec environ 60% des déchets incinérés (et 7% de mise en décharge).

Ces résultats font écho au projet « Ivry – Paris 13 » porté par le SYCTOM (syndicat traitant les déchets d’environ 6 millions de franciliens), consistant à reconstruire l’incinérateur d’Ivry.  Pourtant, sur le territoire du SYCTOM, 42.6% des déchets incinérés font l’objet d’une consigne de tri existante et pourraient être recyclés au lieu d’être incinérés (ce qui n’inclut même pas les biodéchets !). Une marge de manœuvre énorme que notre plan B’OM est là pour rappeler !

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