Marches climat du 26 septembre : le mouvement Zero Waste dans la rue
Une mobilisation massive face à la crise écologique et sociale
Des centaines de milliers d’hectares partis en fumée, pas moins de 8 135 décès liés à la canicule d’après le bilan provisoire de Santé publique France, des scandales sanitaires en cascade (acétamipride, PFAS, plastiques, incinération,…)… Aux côtés de la Confédération paysanne, Greenpeace France, France Nature Environnement, Les Amis de la Terre France, l’Union syndicale Solidaires, Agir pour l’environnement, ou encore Générations Futures, Zero Waste France et 10 de ses groupes locaux, ont soutenu l’appel [1] lancé fin août par des membres de Bio Consom’acteurs pour obtenir des réponses à la hauteur de l’urgence écologique et sociale. Et ce 26 septembre, les militant·es Zero Waste étaient présent·es parmi les 120 000 personnes qui ont marché dans les rues de 260 villes de France pour interpeller le gouvernement. “Notre futur n’est pas à usage unique” !

Des cortèges Zero Waste ont manifesté dans plusieurs villes de France et notamment à Bordeaux, à Limoges, à Lyon, à Paris, à Rennes, à Saint-Ouen ou encore à Vienne. A Bordeaux et Rennes en particulier, l’équipe de Zero Waste France s’est également réunie avec les groupes locaux des régions Nouvelle Aquitaine, Bretagne et Pays-de-la-Loire pour échanger sur les enjeux et prochaines campagnes qui seront au cœur des actions du mouvement à l’échelle nationale et régionale ces prochains mois.

3 plans complémentaires pour répondre à l’urgence et préparer le futur
L’appel lancé fin août demande aux pouvoirs publics d’engager trois plans complémentaires :
- un plan d’urgence, pour protéger immédiatement les populations face aux fortes chaleurs et renforcer les moyens des services publics et des secours ;
- un plan d’adaptation, pour donner aux territoires les moyens de faire face aux canicules, incendies et sécheresses, notamment grâce à la rénovation des logements et à la protection des forêts, des sols, des haies, des rivières et des nappes ;
- un plan d’atténuation, pour réduire les émissions à la source, développer des transports publics accessibles et sortir des énergies fossiles.
Le mouvement du 26 septembre défend l’idée que la réponse à la crise climatique ne peut être dissociée des enjeux sociaux.
Le financement de l’adaptation et la lutte contre la surproduction, des axes majeurs
Zero Waste France souscrit à l’ensemble de ces demandes. L’association rappelle en outre que le montant d’un milliard d’euros proposé par le gouvernement pour le Fonds vert, qui doit être mobilisé par les collectivités pour financer l’adaptation, est bien en-deçà des besoins estimés en 2023 [2], et des engagements pris en 2024 par Christophe Béchu [3].
Zero Waste France souligne par ailleurs que l’industrie fossile, qui profite de la situation géopolitique actuelle, a également intérêt à encourager la surproduction de produits plastiques (emballages, vêtements, ameublement et décoration…), en défendant de fausses solutions comme le recyclage chimique à travers des actions de lobbying ciblées.
Afin de combattre cette surproduction, Zero Waste France appelle enfin à réformer en profondeur l’application du principe du pollueur-payeur via les filières à Responsabilité élargie du producteur (REP).
Pour manifester aux côtés de collectifs engagés dans la transition écologique et sociale, rejoignez un groupe local Zero Waste
Sources et références
[2] Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz, LES INCIDENCES ÉCONOMIQUES DE L’ACTION POUR LE CLIMAT, mai 2023
[3] Ministère de la Transition écologique, Circulaire du 28 décembre 2023 relative à la gestion 2024 du fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires.





